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#1 28-02-2009 10:53:54

valeriep
Membre

contente

je voudrais dire à toutes personnes qui désirent suivre les 3 cycles, qui les suivent, que ce voyage est magnifique, j'apprends tellement sur moi, je me sens belle à l'intérieur.
j'ai désiré rencontrer qqun comme Bruno, après avoir suivit 4 ans de thérapie, je me suis dit c'est bien, mais il y a une dimention qui manque, et avoir travaillé sur le passé c'est bien aussi, mais je ne savais pas vivre au présent, je ne savais pas comment être heureuse, je ne savais pas comment me débarasser de ma culpabilité. Je passais mon temps à gamberger, mon esprit n'était jamais en paix.

J'apprends maintenant réellement à vivre, à me connaître, à être en harmonie avec moi et les autres, l'esprit plus tranquile, je respire, que c'est bon d'être légère

A chaque cours je me débarasse d'un "déguisement" digne d'une tragédie! et je découvre en toute simplicité la beauté de mon esprit.

Je ne suis qu'au début du cycle 2 et je dis à toutes et à tous, ne chercher plus, les solutions sont là dans les 3 cycles, et le seul intérets que j'ai à vous le dire c'est que je désire que ma fille puisse vivre dans un monde meilleur.

bon chemin, et belle journée
valérie


belle journée
valérie

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#2 04-03-2009 21:56:27

valeriep
Membre

Re: contente

bonjour Jean-Claude,

je voulais te demander et je pense que tu es plus loin que moi, as tu connu des moments difficile durant ta pratique?
Bruno nous dit on trouvera dans la pratique se qu'on y met... j'ai une tendence à être en dents de scie, quand je sens les biens fait de la pratique je m'endore sur mes lauriers, te quand je retombe dans mes vieux travers, je pratique plus, c'est l'histoire des 2 moteurs celui qui tire en avant et celui qui tire en arrière, je suppose que l'un comme l'autre me font avancer.


belle journée
valérie

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#3 06-03-2009 08:43:22

Bruno
Administrateur

Re: contente

bonjour Ă  tous,

je passais par là et j'ai vu de la lumière alors ...

je lis vos message avec un ravissement certain, il y a tant d'amitié et de respect les uns envers les autres, je suis réellement touché ...

ce forum est devenu au fil du temps un lieu merveilleux d'échanges, d'amitié et de cordialité ... vous en avez tous fait quelque chose de bien et je tenais à vous le dire

vos témoignages vos échanges aident ceux qui viennent sur le forum, soyez en sûr

merci Ă  vous tous d'exister

Bien amicalement

Bruno


"Rien n'est làbas qui ne soit déjà ici"

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#4 07-03-2009 00:43:54

Christiane
Membre

Re: contente

bonsoir Bruno & Ă  vous tous,

Merci Bruno de votre intervention bienfaisant cela nous met du baume dans nos  coeurs.

Voici un texte que j'ai reçu remplit de bons sens que je partage avec vous tous en toute simplicité bonne méditation.

Dieu a-t-il créé le mal ?

Le mal existe-t-il ?

Un professeur universitaire défia ses étudiants avec cette question :
Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ?
Un étudiant répondit bravement, "oui, Il l'a fait !"
Le professeur dit, "Dieu à tout créé ?"
"Oui, monsieur", répliqua l'étudiant.
Le professeur répondit, "si Dieu a tout créé, Il a donc aussi créé le mal puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais."
L'étudiant fut silencieux devant une telle réponse.
Le professeur était tout à fait heureux de lui-même et il se vantait aux étudiants qu'il avait prouvés encore une fois que la foi chrétienne était un mythe.
Un autre Ă©tudiant leva sa main et dit, "Puis-je vous poser une question professeur ?"
"Bien sûr", répondit le professeur.
L'étudiant répliqua, "Professeur, le froid existe-t-il ?"
"Quel genre de question est-ce, cela ? Bien sûr qu'il existe. Vous n'avez jamais eu froid ?" dit le professeur.
Le jeune homme dit, "En fait monsieur, le froid n'existe pas. Selon la loi de physique, ce que nous considérons le froid, est en réalité l'absence de chaleur. Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l'énergie. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l'énergie. Le zéro Absolu (-460°F) est l'absence totale de chaleur ; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température. Le Froid n'existe pas. Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n'avons aucune chaleur."
L'étudiant continua. "Professeur, l'obscurité existe-t-elle ?"
Le professeur répondit, "Bien sûr qu'elle existe !"
L'étudiant : "Vous avez encore tort Monsieur, l'obscurité n'existe pas non plus.
L'obscurité est en réalité l'absence de lumière. Nous pouvons étudier la Lumière, mais pas l'obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d'onde de chaque couleur. Vous ne pouvez pas mesurer l'obscurité. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d'obscurité et l'illuminer. Comment pouvez-vous savoir l'espace qu’occupe l'obscurité ? Vous mesurez la quantité de lumière présente. N'est-ce pas vrai ? L'obscurité est un terme utilisé par l'homme pour décrire ce qui arrive quand il n'y a pas de lumière."
Finalement, le jeune homme demanda au professeur, "Monsieur, le mal existe-t-il ?"
Maintenant incertain, le professeur répondit, "Bien sûr comme je l'ai déjà dit. Nous le voyons chaque jour. C'est dans les exemples quotidiens de l'inhumanité de l'homme envers l'homme. C'est dans la multitude des crimes et des violences partout dans ce monde. Ces manifestations ne sont rien d'autre que du mal !"
L'étudiant répondit, "Le Mal n'existe pas Monsieur, ou au moins il n'existe pas de lui-même. Le Mal est simplement l'absence de Dieu. Il est comme l'obscurité et le froid, un mot que l'homme a créé pour décrire l'absence de Dieu. Dieu n'a pas créé le mal. Le Mal n'est pas comme la foi, ou l'amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l'homme n'a pas l'amour de Dieu dans son cœur. Il est comme le froid qui vient quand il n'y a aucune chaleur ou l'obscurité qui vient quand il n'y a aucune lumière."
Le professeur s’assis abasourdit d’une telle réponse.

Le nom du jeune Ă©tudiant ? Albert Einstein

Très amicalement Christiane

Derni?re modification par Christiane (07-03-2009 00:52:25)

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#5 07-03-2009 13:04:21

Christiane
Membre

Re: contente

Bonjour Vincent & Ă  vous tous,

Merci de me faire part de ta bonne réflexion, chacun à en soit les ressources pour s’unir à cet être Divin « quel que soit le nom que nous lui attribuons » Qui vit en chacun de nous, mais s’est au travers de la matière dans un corps physique dense que notre « Ame » fait les expériences de la vie quel que soit la dur réalité, s’est ainsi que nous prenons réellement conscience de qui nous sommes, bien sûr le cheminement peut mettre des années voir des vies »pour ceux qui croit comme moi qu’il y à la vie après la vie » on comprend mieux le principe de Cause et d’Effet « toute Cause à son Effet ; tout Effet à sa cause ; tout arrive conformément à la loi »
Ce principe implique le fait qu’il existe une Cause pour tout Effet produit et un Effet pour toute Cause.
Il explique que : «Tout arrive conformément à la loi » ; que « jamais rien n’arrive fortuitement » ; que le hasard n’existe pas ; que puisqu’il y a des plans différents de Cause et d’Effet, et que le plan supérieur domine toujours le plan inférieur, rien ne peut échapper à la loi etc.

Merci pour les références du livre.


Histoire de cœur

Le chirurgien commença avec ces mots :
"Je vais ouvrir ton cœur . . ."
et le garçon l'interrompit avec ces mots :
"Vous allez y trouver Dieu."

Le chirurgien leva son regard, fronça les sourcils.
"Je vais ouvrir ton cœur pour constater les dommages causés par ta maladie . . ."
"Mais quand vous aurez ouvert mon cœur, vous allez y trouver Dieu."

Le médecin regarda les parents qui étaient assis tranquillement.
"Quand j'aurai constaté les dégâts, je recoudrai le cœur et la poitrine et ensuite seulement je déciderai des mesures à prendre."
"Mais vous allez trouver Dieu dans mon cœur. La Bible dit qu'il vit là. Les cantiques disent tous qu'il vit là. Vous allez le trouvez dans mon cœur."

Le chirurgien en eu assez :
"Je vais te le dire ce que je trouverai dans ton cœur. Je trouverai un muscle endommagé. Un approvisionnement sanguin appauvrit et des vaisseaux affaiblis. Et je saurai si je peux te rendre la santé."
"Et vous allez Ă©galement trouver Dieu. Il s'y trouve."

Le chirurgien quitta la salle de consultation.
Il procéda à l'opération, mais les dégâts étaient importants, il ne pouvait rien faire.
Plus tard, assis à son bureau, alors qu'il enregistrait ses notes de l'opération : ... aorte endommagée, veine pulmonaire endommagée, dégénération musculaire étendue. Aucun espoir de transplantation, aucun espoir de guérison.
Thérapie : antidouleurs et repos total.
Pronostic (il fit une pause) la mort surviendra dans l'année.
Il arrĂŞta l'enregistreuse car il y avait autre chose Ă  dire.
"Pourquoi ?" demanda-t-il à haute voix. "Pourquoi as-tu fait cela ? Tu l'as envoyé ici ; tu l'as envoyé avec ce mal. Tu l'as condamné à mourir jeune de ce mal. Pourquoi ?"

Dieu répondit en disant ceci :
"Cet enfant n'était pas destiné à votre troupeau pour de longues années, car il fait partie de mon troupeau et il en sera pour toujours. Ici, dans mon troupeau, il n'aura aucune souffrance et il sera réconforté comme tu ne peux l'imaginer. Ses parents le rejoindront ici un jour et ils connaîtront la paix. Mon troupeau continuera de croître."

Les larmes du médecin étaient chaudes, mais sa colère était plus forte.
"Tu as créé ce garçon et tu as créé ce cœur.
Il sera mort dans quelques mois, pourquoi ?"

Dieu répondit :
"Le garçon devra retourner à mon troupeau parce qu'il aura fait son devoir. Je n'ai placé mon enfant sur terre pour le perdre mais pour retrouver un autre agneau perdu."

Le chirurgien pleurait.

Le médecin alla dans la chambre et s'assit à côté du lit du petit garçon, les parents étaient assis de l'autre côté.

Le garçon s'éveilla et murmura :
"Vous avez ouvert mon cœur ?"
"Oui !" répondit le médecin.
"Qu'avez-vous trouvé ?" demanda le petit malade.
"J'y ai trouvé Dieu." répondit le chirurgien.

Histoire vraie

En toute amitié Christiane

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#6 07-03-2009 20:05:41

valeriep
Membre

Re: contente

Bonjour Christiane,

merci pour cet histoire sur cet enfant et le chirurgien, ça me touche j'ai dans la famille une enfant qui a une santĂ© très difficile, je ne m'Ă©talerai pas sur le sujet par respect pour elle...  elle est lumineuse, elle est forte, elle est belle...
a elle toute seule c'est une leçon de vie.
je suis en accord avec toi, les âmes ne viennent pas par hasard sur terre, et se qu'elles ont a accomplir doit être accueilli avec respect

je donne ma petite phrase sur le hasard : le hasard, lui, il a tout prévu!


belle journée
valérie

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#7 08-03-2009 01:12:44

Christiane
Membre

Re: contente

Bonsoir Ă  vous tous,


Merci Vincent & ValĂ©rie je suis en harmonie avec cette façon de voir les choses, c’est ce qui m’a beaucoup aidĂ© dans la vie de tout les jours malgrĂ© les difficultĂ©s quotidiennes, c’est la raison pour laquelle malgrĂ© nos diffĂ©rences nous devons garder un esprit de bienveillance envers nous mĂŞme et nos proches et par rapport Ă  ce qui se passe actuellement dans notre monde, car tout ceci  Ă  certainement sa raison d’être ne pas porter de jugement garder un esprit ouvert et serein car n’oubliions pas que nous attirons Ă  nous-mĂŞmes ce que nous sommes par nos actes, nos pensĂ©es, nos paroles, c’est la loi d’attraction soyons ce que nous sommes simplement «  il y a une phrase de El Morya que j’aime beaucoup «  Qu’est-ce que je n’aime pas en moi dans l’autre ? Quelle est la partie de moi qui ne me plait pas dans ce que l’autre exprime ».


Valérie voici une très belle et merveilleuse histoire qui plaira certainement à cette petite fille courageuse dans sa maladie


BERNIE, L'OISEAU QUI AVAIT PEUR DE VOLER


Nous allons vous raconter l'histoire de Bernie, cet oiseau qui avait peur de voler. Nous voulons vous narrer comment ça s'est passé, parce que c'est une histoire merveilleuse que tout le monde connaît au pays des oiseaux. Tous les oiseaux s'en souviennent d'ailleurs.

Bernie avait grandi dans un nid très haut perché. Peut-être savez-vous comment les oiseaux apprennent à voler ? C'est plutôt spectaculaire, et ça fait peur, aussi ! Quand les enfants oiseaux sont prêts, maman et papa oiseaux les poussent hors du nid au moment où ils ne s'y attendent pas ! Le saviez-vous ? Les oiseaux tombent tout naturellement, mais très vite ils savent qu'ils doivent étendre leurs ailes, commencer à battre des ailes. Et lorsqu'ils le font, soudain le vent se met à les soulever et, hop les voilà en train de monter ! C'est un peu dur de tomber jusqu'au moment d'étendre les ailes pour voler, mais maman et papa oiseaux ne peuvent pas leur apprendre à voler quand ils sont dans le nid. Pensez-y un peu ! On ne peut pas vraiment voler dans un petit nid !

Mais Bernie ne voulait rien savoir de tout ça. Il avait vu sa sœur, au moment où on l'avait poussée hors du nid très tôt un matin, et il l'avait regardée tomber, tomber, tomber, et encore tomber. Mais à la toute dernière seconde, elle avait déployé ses ailes et s'était mise à battre des ailes comme une désespérée. Finalement, elle s'était envolée ! Mais Bernie avait eu l'impression qu'avant de savoir quoi faire, elle avait failli s'écraser au sol, et il avait pris peur. Il ne voulait pas entendre parler de voler ! Il se disait, « Je ne vois pas pourquoi je devrais voler ! Il y a quelque chose qui ne va pas, dans toute cette histoire. »

Bernie arriva à convaincre son frère Bobbie que tout ça, c'était stupide. Bobbie non plus ne voulait pas apprendre à voler, alors il alla en parler à sa maman. Il lui annonça qu'il ne voulait pas voler parce qu'il avait peur et qu'en fait il n'en avait vraiment pas besoin, parce que dans le nid, c'était chouette, et que c'est là qu'il voulait rester ! Sa maman le regarda bien dans les yeux, puis aussitôt le poussa hors du nid ! Bobbie tomba, tomba, et juste au bout de la chute, il ouvrit les ailes, puis battit des ailes encore et encore, et prit enfin son essor.

Bernie avait tout vu. Il était le plus jeune, ayant éclos au moins deux minutes après tous les autres, et il savait qu'il serait le prochain à devoir apprendre. Il se disait, « Tant pis si mon frère et ma sœur ont vécu ça ! Personne ne me poussera hors du nid parce que je n'ai pas besoin de voler. Ce n'est pas pour moi ! » Il dut mijoter un plan.

Une nuit où tout le monde dormait, il trouva une ficelle. C'était quelque chose que papa avait apporté dans le nid pour le consolider. Parfois, lorsqu'on construit un nid, on utilise toutes sortes de matériaux pour le renforcer, et Bernie avait trouvé une ficelle au milieu des branchages et des pailles dont était fait le nid. Il décida d'attacher un bout de cette ficelle à sa patte, et l'autre bout à une partie solide du nid : ainsi, quand sa maman le pousserait hors du nid au moment le plus inattendu, il ne tomberait que de quelques centimètres et cela le sauverait de la chute. (Les enfants rient.) Hi ! Hi ! C'était un bon plan !

Le problème, c'est que Bernie n'était jamais allé à un camp scout pour oiseaux. Alors il ne savait pas bien faire les nœuds d'oiseaux ! Du mieux qu'il put, il fit un nœud qu'il pensait solide et qu'il s'arrangeait pour cacher en faisant toujours face à sa maman lorsqu'elle s'approchait. Bien sûr, la nuit suivante, pendant qu'il dormait, sa mère le poussa hors du nid !

Ça a marché ! Il passa par-dessus bord, et la ficelle tint bon. Il était là, suspendu à quelques centimètres dans les airs. Il faisait plutôt sombre, et maman, pensant que son Bernie était en train d'apprendre à battre des ailes et à voler, se recoucha. Bernie resta suspendu en silence, se pensant très brillant. À l'aide de son bec, il grimpa le long de la ficelle et retrouva sa place toute chaude dans le nid. Il était si heureux de n'avoir pas eu à tomber et à voler comme son frère et sa sœur ! Puis il se rendormit.

Le lendemain matin, quand sa maman se réveilla, elle le vit encore dans le nid, avec la ficelle et tout, et lui demanda, « Bernie, qu'est-ce que tu fais ici ? » De son bec, elle montrait la ficelle qu'il avait oublié d'enlever de sa patte, et elle était fâchée. « Je crois qu'il est grand temps que papa s'en mêle, s'exclama-t-elle. Tu vas l'entendre ! »

Bernie se disait, « Quel idiot ! J'ai oublié d'enlever la ficelle ! Maintenant, c'est papa qui va s'en mêler. Sapristi ! »

Eh oui ! Finalement, papa revint au nid. C'était un très grand oiseau couvert de nombreuses plumes. Il lui faisait un peu peur à cause de sa taille. Mais c'était un bon père très aimant, et il demanda à Bernie, « Alors, qu'est-ce qui se passe ? Tous les oiseaux volent, tu n'as qu'à regarder autour de toi ! Tout le monde vole. C'est ça être un oiseau ! Et tu dois apprendre ! Pourquoi ne veux-tu pas voler ? Pourquoi ? »

Bernie réfléchit un instant et répondit, « J'ai peur, papa. »

« Pourquoi as-tu peur ? » lui demanda son père. « Regarde ta sœur, ton frère, ta maman et moi, nous volons tous. Jette un coup d'œil alentour ! Tes amis volent... Les oiseaux volent, Bernie, et tu es un oiseau. »

« J'ai peur, papa, parce que là, il n'y a rien ! Tu parles de l'air qui est censé soulever nos ailes. Il est invisible. Et puis, ça risque de rater ! As-tu vu mon frère et ma sœur, quand ils sont tombés ? Il s'en est fallu de peu qu'ils ne se tuent ! »

Son père réfléchit un instant. « Même si tu ne peux pas voir l'air, Bernie, il passera sous tes ailes. Tout ce que tu as à faire, c'est de les déployer pendant que tu descends, et l'air va te ramasser. C'est ainsi que nous faisons tous pour voler. C'est invisible, mais ça existe vraiment. »

Bernie répliqua, « C'est juste de la magie. On ne peut pas voir l'air, tu ne peux pas affirmer qu'il y a de l'air, parce que tu ne peux pas le voir. Il n'est pas là. Peut-être bien que la magie, ça marche pour toi, pour maman, pour mon frère et ma sœur, mais moi, il faut que je le voie avant de pouvoir y croire. L'air est invisible. Comment puis-je savoir que tu n'es pas en train de me jouer un tour ? Je ne sais pas comment vous volez, mais l'air, ça n'existe pas, parce que je ne peux pas le voir. »

Bernie fit une pause, puis continua. « Papa, voilà ce que j'ai trouvé. Regarde, pourquoi faut-il que je vole ? J'ai envie de créer une nouvelle espèce d'oiseaux qui s'appellerait l'oiseau-marcheur. (rires) Pourquoi faut-il que je sois comme tout le monde ? J'aurai une vie agréable. Je descendrai en marchant le long du tronc d'arbre, je trouverai les vers de terre, puis je remonterai au faîte de l'arbre. J'aurai une vie agréable. Quelque part, je me trouverai une femme oiseau-marcheur et nous aurons des enfants oiseaux- marcheurs. Une nouvelle espèce naîtra. Un jour, ils regarderont en arrière et proclameront : C'était le commencement de la grande espèce nommée l'oiseau-marcheur. »

Le père de Bernie le regarda pendant très longtemps. Il marmonna tout bas, « Oiseau-marcheur ? » Il roula des yeux et dit, « D'accord, Bernie, j'ai l'impression qu'il est temps que Sigg t'examine. »

« Qui c'est, Sigg ? » demanda Bernie après une hésitation.

« Eh bien, c'est le docteur spécialiste du cerveau chez les oiseaux. (rires) Nous allons devoir aller le chercher pour qu'il te voie. Mais, Bernie, l'oiseau docteur du cerveau est très susceptible. Quand il viendra, ne l'appelle pas "docteur Cervelle d'oiseau" ! (rires) Fais attention de bien l'appeler Monsieur l'Oiseau, docteur du cerveau. Aucun docteur ne veut qu'on l'appelle, docteur Cervelle d'oiseau. » (rires)

« Papa, ça m'est égal ce que le docteur Sigg va me dire. Personne ne peut me convaincre que l'air existe pour vrai. Je ne peux pas le voir. »

Alors, tout arriva. Au beau milieu de la nuit, une fois Bernie endormi, sa mère s'approcha de lui sans faire de bruit et, tout doucement, rongea la ficelle qu'il portait encore pour être en sécurité. Puis elle le poussa hors du nid ! Tout s'est passé très vite ! Il tombait, tombait, et c'était une expérience horrible ! Il était terrifié et se sentait glacé d'effroi. Il regardait défiler près de lui l'écorce de l'arbre et voyait le sol filer vers lui à toute allure. Il se disait, Je dois déployer mes ailes, mais je ne crois pas à l'air. Je ne peux pas y croire parce que ce n'est pas réel ; je ne peux pas le voir. Je ne peux pas y arriver ! »

Effectivement, comme prévu, il ne déploya pas ses ailes, piquant droit vers le sol, sachant qu'il allait se retrouver bec le premier et finir enfoncé comme un piquet... Les pattes pointées en l'air ! Il allait finir sa vie pétrifié, le bec planté dans la terre. Personne ne serait capable de le sortir de sa fâcheuse position, et il deviendrait une statue dans le parc. Il était bien au courant de ce que les oiseaux faisaient aux statues d'humains dans les parcs, et il ne pouvait s'empêcher de se demander ce que les humains feraient à une statue d'oiseau ! Soudain, Bernie se réveilla. Ce n'était qu'un rêve ! (rires) Quel cauchemar !

Hum ! Hum !

Le matin suivant, Bernie se réveilla comme d'habitude. Effectivement, Sigg, l'oiseau docteur du cerveau, était là. Il était bien à l'heure.

« Bonjour, Bernie », lança-t-il.

« Bonjour, monsieur le docteur Cervelle d'oiseau ! »

« Je m'appelle Oiseau, docteur du cerveau, dit Sigg. Ne l'oublie pas, fiston ! »

« D'accord, docteur Cervelle d'oiseau. »

« BERNIE ! » s'exclama le docteur.

« Désolé ! Désolé ! » dit Bernie, mais il ne l'était pas ! (Les enfants rient.)

« Bernie, de quoi as-tu peur ? » demanda le docteur avec sincérité.

Bernie dut encore s'exécuter. « Je n'arrive vraiment pas à croire à l'air ! Je n'arrive pas à le voir non plus. Je sais que vous volez tous... Hop, hop, hop ! (Bernie se moquait de ceux qui volent.) Mais ça ne marche tout simplement pas pour moi parce qu'il faut que je le voie, monsieur le docteur Cervelle d'oiseau... Monsieur ! »

Sigg se renfrogna encore devant cette gaffe délibérée. Bernie s'amusait follement, sachant fort bien que le docteur Sigg n'aimait pas être appelé Cervelle d'oiseau. Pourtant, chaque fois qu'il s'adressait à lui, Bernie répétait "docteur Cervelle d'oiseau, Monsieur". Ça minimisait les choses. D'une certaine façon, ça lui plaisait assez.

Sigg dit à Bernie : « Bernie, tu as peur parce que tu ne peux voir l'air. Mais de quoi as-tu vraiment peur ? »

« Bien... Docteur Cervelle d'oiseau, Monsieur, j'ai peur de tomber et de m'écraser contre le sol, qui a l'air de se précipiter trop vite vers les oiseaux quand ils tombent de leur nid. J'ai peur ! » Bernie trouvant que c'était là une question stupide, il donna une sorte de réponse stupide.

« Qu'est-ce qui fait tomber les oiseaux, exactement ? » demanda Sigg à son jeune élève.

« Bien, hum, j'imagine que c'est la gravité », déclara-t-il.

« Hum... la gravité. » Sigg fit une pause. « Tu sais, Bernie, tu ne peux pas vraiment voir la gravité maintenant, n'est-ce pas ? »

Bernie réfléchit un peu. « Bien non, c'est vrai, je ne peux pas la voir. »

« Mais tu crois à la gravité ? Montre-la-moi ! »

Bernie se concentra, puis ajouta, « Hé bien, je peux vous montrer la gravité. Si je saute hors du nid, je cours vers ma mort. Ha ! Ha ! C'est ça, la gravité ! » Il était tout fier d'avoir répondu à cette question difficile.

« C'est exactement ça ! C'est tout à fait vrai, s'exclama le docteur ! Tu peux prouver que ça existe aussitôt que tu sautes hors du nid. Bernie, tu peux aussi prouver que l'air existe quand tu sautes hors du nid, parce que l'air est là exactement comme la gravité. Tu ne peux pas le voir, mais il est vraiment là. »

Bernie n'aimait pas le tour que prenait cette conversation. Sigg, de son côté, avait terminé sa consultation, alors il partit... Par la voie des airs. Au lieu de prendre son essor vers le ciel, il sauta hors du nid, s'élança vers le bas en piqué, comme s'il tombait, en criant en direction de Bernie.

« La gravité, Bernie ! » criait-il en tombant droit vers le sol. « L'air, Bernie ! » ajouta-t-il au moment où il se redressait, les ailes toutes déployées. Puis, tout doucement, il disparut au loin. On pouvait entendre le docteur Cervelle d'oiseau chanter en s'envolant : « Les deux sont invisibles, mais les deux sont réels. »

Bernie resta longtemps immobile. Il réfléchissait, sans arrêt. Finalement, il conclut : « Vous savez, monsieur l'Oiseau docteur du cerveau a raison. Ce n'est pas parce que je ne peux pas voir quelque chose que ça n'existe pas. La gravité est toujours là. Peut-être que l'air aussi. C'est de ça que j'ai vraiment peur ! Je ne pourrai pas le savoir tant que je n'aurai pas essayé. »

Sigg, l'oiseau docteur du cerveau, avait fait prendre conscience de ceci à Bernie : il est intéressant qu'il existe quelque chose d'invisible, comme la gravité ; mais vous devez savoir que ça existe, sinon la chute pourrait vous tuer. Il avait fait remarquer que Bernie ne pouvait pas croire en quelque chose d'aussi merveilleux que le vol, qui utilisait de l'air invisible. Bernie comprit que ce dont il avait vraiment peur, c'était la gravité ! Peut-être l'air invisible serait-il comme la gravité invisible, mais est-ce qu'il le sauverait ? Bernie décida de voler le lendemain. Il allait être courageux et l'annoncer à tous les oiseaux de la forêt et dans tous les autres nids. Il l'annoncerait même à tous les bébés oiseaux qui le regarderaient : « J'vais l'faire ! J'vais l'faire ! »

Le lendemain matin, Bernie se tenait sur le rebord du nid. Comme tous les habitants des nids étaient au courant de son problème, il y avait un gros rassemblement. C'était comme chaque fois que l'oiseau docteur du cerveau rendait visite à un oiseau : tout le groupe le savait. Ça, ce sera le sujet d'une autre histoire.

Bernie se tenait donc bien droit. Encore une fois, il clama à la ronde qu'il était temps de faire confiance à cette chose invisible qui s'appelait l'AIR ! Il parla longtemps de la foi et des choses invisibles, puis, courageux et solennel, il se lança dans l'air léger et commença son plongeon hors du nid !

Il se retrouva immédiatement suspendu quelques centimètres plus bas, ayant oublié de dénouer la ficelle ! (rires) Bernie était très gêné et humilié. La forêt entière était morte de rire. Même les non-oiseaux riaient, les souris et les écureuils aussi. L'écho de la forêt résonnait à ses oreilles : « L'oiseau- marcheur, le grand oiseau-marcheur ! » Alors, il sut que tout ce qu'il avait raconté avait été répandu alentour. Il fallait corriger le tir.

Il grimpa le long de la ficelle, la rongea pour s'en libérer, prit une autre bouffée de cette chose invisible appelée air, et regarda alentour. La forêt avait retrouvé son silence. Les bébés oiseaux ne font pas ça d'eux-mêmes, vous savez ! Ils sont habituellement surpris dans leur sommeil et jetés hors du nid au moment où ils s'y attendent le moins. Ils ne le font jamais d'eux-mêmes. D'une certaine manière, les autres oiseaux savaient que ce qu'ils voyaient était inhabituel. Les adultes se souvenaient de ce que ça leur avait fait la première fois. Bernie, l'oiseau qui hésitait à voler, le fondateur de la nouvelle espèce "l'oiseau-marcheur", se préparait à se jeter en bas du nid, cette fois-ci sans ficelle !

Il se mit à descendre. La peur s'empara de lui aussitôt, alors qu'il tombait à pic vers le sol. Ce n'était pas un rêve. Cette fois, c'était réel ! Alors qu'il regardait l'écorce de l'arbre défiler devant lui et le sol se précipiter vers lui, il entendit une voix à l'intérieur de lui. Elle lui disait : « Tes ailes Tes ailes ! Sors les ailes ! »

« Je suis terrifié ! J'ai peur ! » Hurlait Bernie dans sa tête. Alors, finalement, tout comme l'avaient fait sa sœur et son frère, au dernier moment il déploya ses petites ailes boudinées qui n'avaient jamais servi et commença à battre des ailes. Effectivement, ce support invisible appelé, air, le prit en charge. La magie du vol qui avait été bonne pour sa mère, son père, sa sœur et son frère prit la relève. Il sentit l'air le portant, le poussant vers le haut. Ça y était, il prenait son essor !

Bernie ne pouvait s'en lasser. Il vola tout le jour. Il voltigeait, il voltigeait... Il vola aussi haut qu'il le put jusqu'à ce que ses ailes soient fatiguées, puis il célébra cette chose invisible que tous appelaient AIR. Il planait autour des arbres en criant, « Regardez, je vole ! » Comme si aucun oiseau ne l'avait jamais fait avant lui ! Tous l'applaudirent - non pas parce qu'il volait, mais en raison de son courage, puisqu'il avait fait ça tout seul, de lui-même.

(Pause.)

Voilà une histoire toute simple, n'est-ce pas ? C'est un peu drôle de penser à Bernie et à sa confiance en l'invisible. Maintenant, nous allons vous révéler ce que tout ça peut bien vouloir dire pour vous tous. Certains le savent déjà, n'est-ce pas ? Mes petits, il y a un ange avec vous en ce moment même. Il est né avec vous, et vous pouvez lui parler chaque fois que ça vous chante. C'est un ange agréable, et il vous aime. Il à l'esprit d'un enfant, il sait même comment vous pensez. Cet ange aime jouer avec les mêmes jouets que vous, et il grandira avec vous au fur et à mesure. Il sera toujours disponible, prêt à vous aider en tout temps.

Maintenant, certains d'entre vous pourraient dire, « Je n'en vois aucun ! » C'est parce qu'il est invisible, exactement comme l'air l'était pour Bernie. Nous pouvons aussi vous assurer que cet ange vous soutiendra même quand vous connaîtrez des difficultés, ou que vous serez tristes et que tout ne marchera pas comme vous le voulez. C'est un ange qui vous soutient à l'aide d'une énergie invisible, même quand vous êtes en train de tomber dans l'obscurité de la peur. Nous voulons que vous vous le rappeliez, car cet ange vous accompagnera toute votre vie. Il est beau, il est invisible, mais tout comme Bernie l'a découvert, il est très, très réel.

Peut-être voudriez-vous en savoir plus sur votre ange ? Vous n'avez qu'à le lui demander ! Même s'il est possible que vous ne puissiez ni le voir ni l'entendre comme une personne réelle, l'émotion de l'amour et de l'amitié sera la preuve qu'il est là !

Et vous, les adultes ? Où est passé votre ange enfant ? Est-il encore avec vous, ou l'avez-vous mis à la porte en grandissant ? A-t-il ri en écoutant l'histoire de Bernie ? Peut-être est-il temps de le trouver, car il ne vous a jamais quittés. Il est votre compagnon pour la vie, et il vous fait signe de sortir jouer avec lui. Alors, vraiment, c'est une histoire pour les adultes, car ce n'est pas l'enfant qui éprouve cette peur, mais bien l'adulte. C'est la peur de celui qui ne veut pas quitter le nid de l'intellect et de la réalité tangible pour s'envoler vers les hauteurs de l'enfant retrouvé, du jeu retrouvé, et de la joie de croire en l'invisible.

En tout amitié

Amicalement Christiane

Derni?re modification par Christiane (08-03-2009 01:13:36)

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#8 08-03-2009 09:37:45

valeriep
Membre

Re: contente

Christiane,
merci de me rappeler que j'ai un ange et qu'il faut faire confience en la vie, c'est qques chose de parfois difficile, et quans je me laisse aller, tout est si simple et clair.

merci pour elle aussi, je transmètrai...


belle journée
valérie

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#9 08-03-2009 09:42:23

valeriep
Membre

Re: contente

christiane,
je ne sais pas si tu as eu l'occase le lire c'est un texte que j'aime beaucoup il est dans l'appétis de vivre, je voulais aussi t'en faire cadeau...


belle journée
valérie

Hors ligne

 

#10 08-03-2009 11:16:33

Christiane
Membre

Re: contente

Salut Ă  vous tous,

Valérie je l'aie découvert et lu hier soir seulement sur un site j'ai beaucoup aimais, merci de ton cadeau je l'offre pour le forum, car cette une histoire magnifique et pour les parents et enfants du monde.
Merci Ă  ceux qui nous l'on transmise.

Très belle journée ensoleillée dans nos coeurs

AMICALEMENT  Christiane

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#11 08-04-2009 19:54:12

thierry g
Membre

Re: contente

Comme il est agreable de vous lire ,de vous entendre conter ces
merveilleuses histoires ,pleines de vie....merci

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#12 11-04-2009 10:35:03

Christiane
Membre

Re: contente

Bonjour Ă  vous tous & toutes,


Merci Thierry pour tes remarques envoie-ci une autre que j’ai reçu bonne lecture.


Les relations entre générations ne sont pas toujours évidentes, mais elles restent essentielles à la bonne croissance des enfants.
Voici une très belle histoire vraie de Trinidad Hunt sur sa grand-mère qui a compris un grand secret d'amour.

Le cadeau de grand-mère Gagi

D'aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai appelé ma grand-mère Gagi. « Gaga » a été le premier mot qui est sorti de ma bouche lorsque j'étais bébé, et ma fière grand-mère était persuadée que j'essayais de dire son nom. Depuis ce temps, elle est restée ma Gagi.

À la mort de mon grand-père, alors âgé de 90 ans, mes grands-parents étaient mariés depuis plus de 50 ans.
Gagi ressentit la perte cruellement. Son centre d'attraction avait disparu de sa vie; elle se retira du monde et entra dans une longue période de deuil. Sa peine dura près de cinq ans, et pendant ce temps je pris l'habitude de lui rendre visite toutes les semaines ou aux deux semaines.

Un jour, je rendis visite à Gagi, m'attendant à la trouver dans l'état passif habituel que je connaissais bien depuis le décès de mon grand-père.
Au contraire, je la trouvai assise, rayonnante, dans son fauteuil roulant. Comme je n'avais pas été assez rapide à commenter son changement d'attitude évident, elle me provoqua.

« Ne veux-tu pas savoir pourquoi je suis si heureuse? N'es-tu pas curieux? »

« Bien sûr, Gagi, m'excusai-je. Pardonne-moi de n'avoir pas réagi assez vite. Dis-moi, pourquoi es-tu si heureuse? Pourquoi cette nouvelle attitude ? »

« Parce que, la nuit dernière, j'ai obtenu une réponse, déclara-t-elle. J'ai enfin compris pourquoi Dieu a pris ton grand-père et m'a laissée derrière, seule et sans lui. »

Gagi était toujours pleine de surprises, mais je dois admettre que j'étais renversé par cette déclaration. « Pourquoi Gagi? », dis-je enfin.

Alors, comme si elle livrait le plus grand secret du monde, elle baissa le ton, se pencha vers moi dans son fauteuil roulant et me confia doucement : « Ton grand-père savait que l'amour est le secret de la vie et il le vivait tous les jours. Il était devenu l'amour inconditionnel en action. Je connaissais l'amour inconditionnel, mais je ne l'avais jamais vécu pleinement. C'est pourquoi il est parti en premier et pourquoi je devais rester derrière. »

Elle s'arrêta comme si elle pensait à ce qu'elle allait dire, puis continua : « Tout ce temps, j'ai cru que j'étais punie pour quelque chose, mais la nuit dernière j'ai découvert que le fait que je sois restée était un cadeau de Dieu. Il m'a laissée sur terre pour que je puisse transformer ma vie en amour. Tu vois, continua-t-elle, en pointant un doigt vers le ciel, la nuit dernière j'ai compris que les leçons ne s'apprenaient pas là-haut. L'amour doit se vivre ici, sur la terre. Une fois parti, il est trop tard. On m'a fait le don de la vie afin que j'apprenne à vivre l'amour ici et maintenant. »

À partir de ce jour, au fil des histoires de Gagi, chaque visite devint une nouvelle aventure. Une fois, alors que j'étais là, Gagi frappa sur le bras de son fauteuil avec animation et dit : « Tu ne devineras jamais ce que j'ai fait ce matin! »

Quand je répondis que je ne pouvais pas deviner, elle poursuivit avec fébrilité : « Bien, ce matin ton oncle était contrarié et fâché contre moi à propos d'une chose que j'avais faite. Je n'ai même pas bronché! J'ai reçu sa colère, je l'ai enveloppée d'amour et je la lui ai retournée avec joie. » Ses yeux brillaient lorsqu'elle ajouta : « C'était même plutôt amusant, et sa colère a disparu. »

Bien que la course inexorable du vieillissement se poursuivit, sa vie avait pris un tout nouveau sens. Visite après visite s'accumulaient les années au cours desquelles Gagi mettait en pratique ses leçons d'amour. Elle avait trouvé une raison de vivre, une raison pour continuer de grandir pendant les douze dernières années.

Dans les derniers jours de sa vie, je lui rendis souvent visite à l'hôpital. Comme je marchais vers sa chambre un jour, l'infirmière de service me regarda dans les yeux et dit : « Votre grand-mère est une dame très spéciale, vous savez... elle est une lumière ».

Oui, un but a éclairé sa vie et elle est devenue un phare pour tous ceux qui l'entouraient, jusqu'à la fin.
D. Trinidad Hunt

A chacun de devenir une lumière pour son entourage ?

Amicalement Christiane

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#13 08-04-2013 19:42:19

heresein
Nouveau membre

Re: contente

Merci à tous pour vos conseils, questions, partage de vos expériences, etc.
Juste quelques mots d'encouragement supplémentaire (si besoin) à la pratique régulière et à la relecture autant que nécessaire des infos du cours.
Je suis étonné, parfois après seulement quelques semaines, des bénéfices pour moi à reprendre une leçon (déjà assidument pratiquée...parfois moins).
Bonne semaine! smile
Heresein

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#14 09-04-2013 11:01:16

hoffgab
Membre

Re: contente

Je suis d'accord avec toi "HERESEIN " ,

"Seul un esprit bien préparé est capable d'affronter et de transformer
l'inacceptable en opportunité d'accomplissement".
La Méthode est basée sur la motivation personnelle , elle nous aide à
bénéficier d'une approche saine qui réconcilie le corps et l'esprit.

Et nos expériences sont les occasions d'apprendre et d'élargir nos
champs de conscience. Pour se libérer de nos tendances invalidantes
et de renforcer nos qualités humaines c'est un défi à chaque instant ,
méme si il y a des moments paisibles .


Mais chacun son expérience.....

Derni?re modification par hoffgab (10-04-2013 23:41:07)


"A chacun d'abord de faire la lumière en lui mème"

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#15 09-04-2013 13:40:20

caliele
Nouveau membre

Re: contente

"A chacun d'abord de faire la lumière en lui mème"
HOFFGAB bonjour,
Je trouve cette citation tellement vraie et belle Ă  la fois. Elle rayonne d'elle mĂŞme.
Merci et très belle journée

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#16 10-04-2013 23:40:42

hoffgab
Membre

Re: contente

Merci " CALIELE ",


et merci Ă  tous ceux qui participent Ă  cette belle aventure humaine......


P.S.
On se verra peut-Ă©tre au stage ?

Derni?re modification par hoffgab (02-05-2013 09:55:10)


"A chacun d'abord de faire la lumière en lui mème"

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#17 25-04-2013 14:14:57

hoffgab
Membre

Re: contente

Bruno a Ă©crit:

bonjour Ă  tous,

je passais par là et j'ai vu de la lumière alors ...

je lis vos message avec un ravissement certain, il y a tant d'amitié et de respect les uns envers les autres, je suis réellement touché ...

ce forum est devenu au fil du temps un lieu merveilleux d'échanges, d'amitié et de cordialité ... vous en avez tous fait quelque chose de bien et je tenais à vous le dire

vos témoignages vos échanges aident ceux qui viennent sur le forum, soyez en sûr

merci Ă  vous tous d'exister

Bien amicalement

Bruno


"A chacun d'abord de faire la lumière en lui mème"

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#18 08-01-2018 10:13:35

panistefanin
Nouveau membre

Re: contente

Salutations! Très intéressant sujet, merci de vous en avez parlé
192.168.l.254

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