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Tout beau tout gentil
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Pour avoir suffisamment fréquenté de grands maîtres, je sais que parfois
ils peuvent se montrer aussi rudes que plein de tendresse.
J'ai remarqué moi-même bien souvent que certaines personnes
n'appréciaient pas que je les "recadre" parce que je considérais
alors que leur démarche manquaient de justesse ou d'à propos.
Ces personnes s'empressaient de me dire alors que je manquais de
compassion et que je n'appliquais pas ce que j'enseignais.
J'avoue personnellement que ce genre de remarques plutôt
infantiles me laissent toujours perplexe quant à la capacité de ceux qui
me l'adressent à comprendre ce qu'être "être plein de compassion"
La compassion ne veut sûrement pas dire acquiescer à tout.
Si justement vous avez de la compassion pour quelqu'un vous
serez capable de lui faire comprendre que vous n'avez pas
l'intention de le suivre dans son comportement parce qu'il
n'est pas juste.
Parfois il faut savoir composer avec la susceptibilité de vos vis-à-vis,
certains d'ailleurs ne pourront pas s'empêcher de vous prêter
des intentions ou des qualités que vous n'avez pas forcément,
c'est le cas classique de la personne critique à l'égard d'autrui
et qui se sens jugée lorsque vient son tour, ou celle qui ne peux
s'empêcher après que vous lui ayiez fait remarquer son attitude
que c'est vous qui êtes comme ça et non elle-même ...
Ne vous laissez pas abuser, et restez simplement vous même.
La seule chose qui compte c'est que votre attitude
profite au plus grand nombre et que vous vous en sentiez plus
heureux.
Pour 1 message d'insulte ou de critique gratuite, j'en reçois
20 de reconnaissance et de remerciement, alors pour quoi s'en faire ?
Encore une chose : ce n'est pas parce que je vous bouscule
parfois que je n'ai pas de la tendresse ou de la compassion
mais parce que je vous fais assez confiance pour penser que
vous saurez tirer bénéfice de ce que je vous dis
Bien à vous
Bruno
Hors ligne
Bonsoir Bruno, bonsoir à chacun de vous.
S'il est un domaine où la compassion "recadrante" est nécessaire, c'est l'éducation de nos enfants. Bien sûr , cela suppose que nous soyons honnêtes et fermes avec nous-mêmes. Il y a quelques mois, mon fils puiné restait la journée entière dans sa chambre à jouer à des jeux vidéos en ligne. Aux repas, il nous tenait des laïus moralisateurs en matière d'écologie alors qu'au même moment il laissait la lampe de sa chambre allumée et les rideaux tirés en plein jour. Je vous passe les violentes colères à la moindre remarque. Ceci a duré un an. Il se prétendait libre mais restait très dépendant. Nous avons coupé l'électricité de sa chambre, l'avons sommé d'étudier pour le permis de conduire car désormais nous ne le conduirions plus nulle part et mis en demeure de voir un psy orientateur pour faire un premier choix d'études ou de profession. Il gâchait sa jeunesse et son court et précieux temps de vie. Si tout n'est pas réglé, il est cependant content aujourd'hui d'avoir été "secoué".
Avec la méthode, j'ai mieux compris qu"il s'agissait d'aimer mes enfants, non pas de me faire aimer d'eux. Chercher à se faire aimer en cédant à tout et en n'osant pas la fermeté., c'est purement égotiste et très dommageable pour nos enfants.
Alors, merci Bruno pour ce nouvel enseignement et pour votre bienveillante fermeté;
Bien à vous tous, à vous toutes.
Hors ligne
Bonsoir Bruno,
Ce texte est sans commentaire il parle de lui-même c’est l’esprit de la sagesse des êtres accomplis
Comment agir avec compassion ?
« Pratiquement, comment agir avec compassion ? Est-ce qu’il faut tendre l’autre joue quand on me donne une claque ? »
Pas nécessairement. La compassion, ce n’est pas toujours la gentillesse, la douceur ou la tendresse. La compassion c’est d’agir vis-à-vis des autres pas par égoïsme mais en faisant ce qui est juste à ce moment –là pour permettre à l’autre de résoudre sa propre souffrance. Parfois les gens ont besoin de douceur, d’aide, mais parfois c’est le contraire le kyosaka, se faire engueuler, qui apporte une aide réelle. Mais avec toujours l’amour au fond du cœur. Ce n’est pas de l’égoïsme, pas de haine, ce n’est pas une réaction de l’égo. C’est profondément penser au bien de l’autre, ce qui est bien pour lui à ce moment là. C’est le propre du bodhisattva c’est d’utiliser toute sorte de moyens, librement. Donc, il n’y a pas une recette. C’est une chose à créer avec sagesse.
Sensei Deshima ru disait « il ne peut pas y avoir de compassion sans sagesse », parce que la vraie compassion c’est d’aider. Il faut se comprendre soi-même, comprendre ses propres illusions. Comprendre que l’autre n’est pas différent de nous, sinon on développe un esprit un peu intolérant. On pense que les autres sont dans l’erreur, ne comprennent rien. « Comment ils peuvent être aussi stupides pour être enlisés dans de telles illusions ? » Si on a cet esprit là, on ne peut pas avoir de compassion. La vraie compassion c’est d’abord d’accepter qu’on a en soi les bonno, la graine, la racine des bonno. Alors ça vous permet d’accepter l’autre dans sa réalité, tel qu’il est, pas tel que vous voudriez qu’il soit.
C’est à partir de cette acceptation qu’il faut aider, en devenant l’autre. A ce moment-là vous pouvez-mieux comprendre, devenir l’autre, mais pas totalement parce que, sinon vous tomber dans cette espèce de sympathie, vous fusionnez avec l’autre : « AH ? D’accord, d’accord ». Mais, à la fin, c’est comme couler avec quelqu’un qui se noie. Donc c’est important d’être à la fois avec, tendre la main, mais en même temps d’être capable de nager ou de se tenir fermement à la rive pour ne pas couler avec l’autre
Merci Bruno pour votre réaction sur la compassion, Et merci à Eglantine de partager s'est moment-là, difficile que vous avez eu avec votre fils mais combien vous avez été ferme, c'est cela l'esprit de la compassion savoir dosé ce qui est bon pour nos enfant, j'en suis moi-même passé par là ne pas céder à leur caprice, c'est un grand service pour leur avenir et adulte ils savent nous en remercier
Cordialement Christiane
Hors ligne
Bonjour,
C'est vrai que c'est un thème très important.
Comment trouver un équilibre dans son comportement vis à vis des autres et notamment des enfants ? Comme le dit JCC c'est parfois très difficile de trouver la "juste attitude".
Mais nous ne sommes pas seuls à chercher à sortir du dilemne "laxisme ou intransigeance". Cela rejoint un problème de société, qui balance entre "autoritarisme" = avant 1968 et "laissez aller" = après 1968 (1968 étant une date symbolique dans cet exemple, tout cela est plus subtil bien entendu).
Mais aujourd'hui il semble que le balancier revienne à un point d'équilibre. Même les psys parlent de la nécessité des règles, de la discipline, pour "contenir " l'enfant, l'empêcher de dériver, ... la "limite" le rassurerait, lui permettrait de se construire.
"Autres temps, autres moeurs ..." selon le dicton.
Mais ce qui semble une vérité éternelle c'est bien la recherche de l'équilibre : le yin et le yang, selon la philosophie chinoise.
C'est vrai que dans nos sociétés occidentales, l'amour absolu est souvent définit en référence à l'amour maternel, qui accepte, accueille, entoure, réconforte ...
C'est faire peu de cas du pôle yang, l'amour paternel, avec ses caractéristiques propres, longtemps méconnues, un amour qui stimule, qui réveille, qui, projette l'enfant dans l'effort, quitte à le rabrouer, le pousser hors de lui, hors du nid.
Il n'y a pas à choisir entre les deux composantes de l'amour altruiste, celui qui réconforte, et celui qui stimule, les deux sont nécessaires et également importants.
Il y a un temps pour l'accueil et le réconfort et un temps pour l'élan et la stimulation.
Mais il me semble que nous oublions facilement l'un de ces deux pôles, et que ce n'est pas une bonne chose.
Merci à Christiane de parler du "kyosaku" le bâton d'éveil" du maître Zen.
La première fois que j'ai appris que le maître Zen donnait des coups de bâtons aux moines assis en méditation, je me suis dit : comment peuvent ils accepter cela, j'y voyais les signes d'une société moyennâgeuse, une attitude de soumission ou de culpabilisation). Ce n'est que plus tard que j'ai compris que j'étais victime de mes préjugés d'occidental.
Ce n'était pas un bâton de soumission, ni de punition, mais .. . d'éveil.
Une aide acceptée par les moines en méditation, pour lutter contre la somnolence, une aide pour "revenir à eux" si nécessaire, revenir au présent...
Comme quoi il est habituel et très facile de se tromper et de comprendre de travers.
Je cesse là mes réflexions ,... et remercie Bruno d'enseigner et de mettre en pratique ces deux aspects de l'amour altruiste.
Personnellement cela m'a interpellé et aidé, notamment dans ma relation avec ma fille adolescente. Il faut bien dire que j'avais quelque peu "démissionné de mon rôle de père", ayant beaucoup de mal à trouver la juste attitude, entre "laisser passer" et "réagir avec sévérité"...
Et fini par tout laisser couler... ce qui n'a pas donné de résultats très valables comme vous pouvez l'imaginer.
Mais aujourd'hui, grâce à la pratique, je réajuste chaque jour un peu plus mon comportement. En l'appuyant sur une compréhension plus fine de la souffrance de l'autre, sur l'énergie de la compassion.
Il m'est plus facile de trouver l'attitude juste : celle de l'accueil réconfortant ou celle de l'éveil stimulant. Et je vous assure que cela commence à faire une grande différence, pour mes interlocuteurs et pour moi.
Amitiés
Jimmy
Hors ligne
L'attitude juste ?
Que cela ne vous paralyse pas !
Beaucoup de personne veulent trouver "l'attitude juste" mais cela masque souvent une peur de se tromper.
Comment le musicien trouve t-il la meilleure façon de jouer du piano ?
En jouant justement ... et en se trompant ...
Ce sont nos erreurs qui nous conduisent vers "l'attitude juste", il nous faut simplement être attentif à ce que nous faisons, disons, pensons pour voir ce qui a besoin d'être modifié ou éliminer ...
C'est aussi simple que ça !
Je vais vous paraitre rude, mais je me fiche complètement de la philosophie ... parce que la vie n'est pas de la philosophie mais du concret !
Le yin, le yang etc ... tout cela ce ne sont que des concepts ... mon enfant se fichera pas mal de savoir que c'est yin ou yang s'il se fait mal en tombant, ce qui compte c'est que je sache le ramasser sans lui coller ma peur.
Des limites ? quelles limites ? l'enfant a besoin de cohérence, pas de limite, il est fondamentalement intelligent, il a juste besoin qu'on l'aide à "éduquer" ses énergies, mais pour cela il faut que l'adulte sache le faire pour lui-même.
C'est simple ... mais ce qui est simple n'est pas forcément facile
Bruno
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Bonjour,
Voici un grand texte sur la compassion que je viens de découvir.
Écouter, véritablement,
C’est le plus court Chemin des Cœurs !
On ne peut parler d'accompagnement sans parler d'Amour Inconditionnel et de Compassion
L'accompagnement est un grand test d'Amour
... un très Grand Test !
Lorsqu'il y a accompagnement , c'est qu'il y a eu drame , choc , épreuve ou événement qui a bouleversé le Chemin de Vie d'un humain et de ce fait , le Chemin de vie de plusieurs humains autour de lui , puisque nous sommes tous reliés les uns aux autres
Bien que difficile sur biens des plans, une meilleure Compréhension de l'Accompagnement peut se transformer rapidement en " Privilège «. Pourquoi ? Parce que cette personne que nous accompagnons, nous permet de prendre conscience ; de notre capacité réelle d’Aimer, d’Écouter, de respecter des Besoins qui ne sont pas les nôtres ... des Croyances qui ne sont pas les nôtres, des Peurs qui ne sont pas les nôtres ...
Et ce, tout en prenant conscience de nos propres Croyances, Peurs, Besoins et Limites ...
Lorsqu'on accompagne avec " notre cœur " et la Compréhension de l'Amour Inconditionnel , lorsqu'on accompagne avec la Compréhension des étapes " émotives et mentales " qu'une personne vit dans ces moments-là et qu'on a des petits Outils d'informations pour nous soutenir , alors nous réalisons que la Vie continue ...
Bien que difficile , l'accompagnement est également une merveilleuse occasion de réaliser le sens des Paroles de Jésus : " Aimez - vous les uns les autres " et " Connais-toi toi-même " et surtout , de les mettre en action , de rendre Ses Paroles " Vivantes " ...
Nous sommes tous des Ëtres en Évolution sur le Chemin de la Vie, parfois la route est cahoteuse, très cahoteuse, parfois accidentée ... alors lorsqu'on ne peut
Lorsqu'on ne peut changer une situation ... on peut essayer de changer notre façon de réagir face à cette situation "
Nous avons tous, un jour ou l’autre, vécu plusieurs formes de deuils, autre que la perte d'un être cher.
Il n'en demeure pas moins que ce sont des deuils à surmonter
Identifier les formes de deuils
Perte de la santé - perte d'autonomie
Perte d'un emploi - insécurité
Perte d'une amie ou d'un ami - mésentente, discorde, déménagement
Perte d'un ou de plusieurs biens - faillite, divorce
Une séparation - divorce
Perte d'un être cher - décès
Identifier les étapes pour mieux gérer ces épreuves
Pour une meilleure compréhension, comparons ceci à des marches d'escalier
1ère marche
Le CHOC
" Qu'est-ce qui m'arrive ? "
Le cerveau nous rend comme "zombie" On est trop perturbé pour réagir mais cet état ne dure pas longtemps
2è marche
Le DÉNI ou la négation
" Ca s'peux pas ! Oh non pas moi ! Y a sûrement une erreur, Il se trompe ... ! "
La négation est une réaction saine qui agit comme un filtre permettant un ajustement progressif à la réalité. Elle aide à contrôler l'anxiété et à sauvegarder l'image de soi. Le cerveau utilise ce moyen pour s’adapter, il peut mettre ça en oubli, il va dire " Pousse ça loin dans ta tête " C'est un mécanisme de "défense" ou "d'adaptation"
3è marche
La COLÈRE
" Je ne veux pas que ça arrive ! "
À mesure que la personne se laisse atteindre par la réalité de l'imminence de la situation, elle se sent envahie par une certaine colère, une réaction au fait de se sentir abandonnée ou trahie par la vie, elle est en plein désarroi. La colère est rarement contre la personne elle-même mais contre la situation ou la santé des autres
4è marche
Le MARCHANDAGE
" Je vais m'arranger pour que ça n'arrive pas ! " " Guéris-moi et je vais m'arranger pour changer " " si je peux avoir une autre chance ... je le ferai pu ! "
C'est l'ambivalence, la personne semble se résigner, elle ne nie plus mais n'accepte pas vraiment et soit qu'elle demande un "sursis" ou une seconde chance. C'est une forme d'espoir, une tristesse mais qui donne de l'Énergie aussi.
5è marche
La DÉPRESSION
" C'est hélas entrain d'arriver "
Ce stade de la dépression débute à mesure que la personne prend conscience du fait que, ni la négation, ni la colère, ni le marchandage n'ont pu changer la réalité
(ou empêcher la maladie ou la mort de s’approcher) C'est alors que commence véritablement le travail du deuil. La personne a perdu l'espoir et ne connaît plus que le chagrin. Elle ne se sent pas la force d'affronter ce qui est arrivé ou va arriver, ne se consolant pas des pertes qu'elle à, elle glisse dans la dépression.
Pour la personne gravement malade ou devant affronter sa mort, ce stade est le temps normal pour être triste et pleurer. Cette phase de dépression est aussi accompagnée de la peur de la souffrance et de la solitude.
6è marche
L'ACCEPTATION
" Il est correct que ça arrive "
Une personne qui a connu beaucoup de pertes durant sa vie, saura mieux accepter la situation de deuils qu'elle vit dans ce moment de sa vie. La personne qui ne réussit pas à se rendre à cette étape d’acceptation, il serait utile et même nécessaire de référer à un professionnel de la santé. Ce qui ne signifie pas que ce soit chose facile.
Bien que le fait d'identifier les étapes d'un deuil nous aide aussi dans l'accompagnent d'une personne qui fait face à sa propre mort , ces informations ne seront pas suffisamment complètes compte tenu de la résultante (le décès) . Car à ce stade de l'acceptation , plus que tout autre , les informations pour une personne qui fait face à sa propre mort ne peuvent être exactement les mêmes
6è marche
L'ACCEPTATION (face à la mort)
" Il est correct que ça arrive " " Mon heure va bientôt sonner et c'est bien ainsi "
DesAulniers (1990) écrit : " Je n'ai pas rencontré de personnes qui auraient comme tel accepté la mort. Mais j'ai rencontré des gens qui, sur leur lit de mort, acceptaient ou plutôt assumaient ce qui avaient été leur Vie "
Ce n'est pas nécessairement tout le monde qui se rende à cette étape ...
Stade où le Silence va bien au-delà des mots ...
Une personne athée ou très croyante accepte mieux cette réalité de la vie qu'est la mort. Une personne âgée accepte mieux la mort qu'un jeune adulte car elle se dit : " Ma vie est faite " On pourra entendre : " Je peux partir mes affaires sont réglées , mon temps est fait ici , j'ai assez souffert , j'ai assez vécu , y a pu rien de drôle , je suis tannée je veux partir , je suis prête à mourir ...
" Il a été demandé à une personne : " Êtes-vous prête ? Elle répondit ; " Non ! Mais je suis tannée de souffrir ! ...
Monter ou descendre les marches de l'escalier
Il s'agit ici d'identifier sur quelle marche la personne se trouve et de constater qu'il n'est pas rare que la personne " monte ou descende " les marches de cet escalier. Par exemple, elle peut rester longtemps sur la 3è marche de la colère, redescendre dans la 2è négation, puis remonter à la 4è pour marchander et redescendre encore une fois dans la colère.
Identifier ces " marches d'escalier " nous permet de comprendre et prendre conscience où nous en sommes. Il est évident que l'objectif est d'en arriver à la 6è marche de l'acceptation car c'est à cette étape qu'arrive le changement et qu'on retrouve le calme et la paix dans notre " tête" et dans notre Cœur ...
Car à force de monter et descendre ces escaliers ... malheureusement, on risque de se blesser davantage
Maintenant qu'on connaît les étapes - quoi dire quoi faire, quoi ne pas dire et quoi ne pas faire
C'est la philosophie d'une main tendue, d'un humain avec un autre humain
C’est plus une façon d'être qu'une façon de faire
C’est écouter, c'est agir comme si c'était à moi que ça arrivait mais ... dans le respect et la compréhension que l'autre ... ce n'est pas moi.
La personne n'a pas changé, c'est son état qui a changé !
Bien à vous Christiane
Dernière modification par Christiane (18-08-2008 09:39:59)
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bonjour !
a propos de l'attitude juste, je rejoins Bruno...les enfants ont plus besoin de cohérence, que de concepts, ou de théories. ce que je viens de lire me
touche : pour l'avoir vécu avec mes enfants quand ils étaient petits puis adolescents, j'ai beaucoup cherché à l'extérieur comment FAIRE pour les éduquer au mieux ( souci de perfection, peur de me tromper! ), car je ne savais pas faire autrement avec ce que j'étais à ce moment, et ce que j'avais intégré de mon éducation;
et c'est là que la connaissance de soi prend toute sa valeur ; dans l' exemple "relation parent- enfant", elle est bénéfique tant pour le parent que pour l'enfant, moins on est en conscience soi même, plus l'échange avec soi ou avec l'autre est brouillé. Comment donner à l'autre des réponses cohérentes si je suis moi même dans l'ambivalence et le doute de la juste attitude? comment ne pas coller mes peurs, si je les méconnais?
j'ai pu réajuster pour le 3ième enfant...
SIMPLE mais...vraiment pas FACILE!
merci à Bruno pour son enseignement, et
à vous tous pour le partage de ces échanges.
bonne journée !
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Bonsoir à tous,
Le titre de l'enseignement est :" la compassion, qu'est-ce que c'est?" Si j'ai bien suivi les cours, il s'agit de souhaiter (profondément) aux autres comme à soi-même de se libérer de leurs difficultés ou de leur souffrance. Ce souhait nous amène à nous comporter de manière appropriée : l'amour courroucé ou encore comme le dit Christiane, l'accompagnement. Accompagner des personnes âgées lors d'une perte d'autonomie est certes une expérience qui nous confronte à et nous familiarise avec ce qui peut nous faire peur : la maladie, la dépendance, le vieillissement et même la mort. Cependant, l'accompagnement compassionnel , est -ce que c'est mettre sa propre vie entre parenthèses pour remplacer ces personnes dans la leur? Devoir renoncer à sa profession, à recevoir des amis, à prendre des vacances en famille, à un supplément de formation etc? Comment vivre la compassion sans pour autant se laisser accaparer? Lessive, courses, les urgences de l'hopital, paperasses, visite quotidiennes à l'hôpital, appels à n'importe quelle heure... Les attentes de personnes seules, ayant perdu leur autonomie, sont grandes. Celles-ci nous rendent responsables de ce qui pourrait leur arriver si nous n'étions pas là pour intervenir en cas d'urgence. C'est ce que nous vivons, mon mari et moi depuis cinq ans. Personne dans la famille ne souhaite participer et tous, y compris le médecin, préconisent pour elles la maison de repos et de soins : ce qu'elles refusent obstinément. Un enchainement de causes et d'effets nous ont conduits là où nous sommes. Nous en sommes responsables mais pour ma part, je souhaite sortir de là car mon aspiration est le bonheur. Or il n'y en pas dans ce que l'on appelle la codépendance. On se sent parfois "lessivé". Comment retrouver le chemin d'une saine compassion et d'un bonheur partagé avec ces personnes que par ailleurs, nous aimons? Beaucoup de choses se sont améliorées depuis que j'ai commencé la méthode. Pour cette difficulté-ci , j'ai encore beaucoup de chemin à faire. Et vous comment vivez-vous la compassion? Comment contribue -t-elle à votre bonheur?
Merci pour vos interventions enrichissantes, merci à vous Bruno pour nous "remuer" quelque peu avec ce nouvel enseignement.
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Chère Eglantine,
Pour répondre à votre question très difficile et personnelle concernant les personnes âgées nos proches notre famille, « pourvoir prendre des décisions s’en se culpabiliser c’est pour tout un chacun très difficile j’en conçois surtout que nous les aimons beaucoup nos ainés »
Voici l’expérience que je vis au sein de mon travail auprès des personnes âgées, certaines familles ont dû faire pour la plupart des sacrifices pour venir en aide aux membres de leurs familles souffrances de maladies très lourds handicapant puisque ces personnes ont perdu complètement leurs autonomies « puisque l’on doit tout faire à leurs placent, cela demande une grande surveillance » « C’est vrai que ces personnes demandent beaucoup de nous autres, c’est parfois très épuisant je le reconnais mais, il est vrai qu’on apprend beaucoup auprès d’eux, la patience, la tolérance, la compassion, l’amour, parfois ont ce fait insulter, ont reçoit des coups et parfois entre eux ils ne sont pas très tolérant cela fait partie des caractères de chacun de s’adapter pour vivre en communauté mais, ont les aiment nous donnons le meilleur de nous-même une caresse un sourire les aident à vivre le moment présent à accepter leur condition de vie, elles attentent la fin avec patience de pourvoir quitté cette vie bien remplie pour la plupart elles nous le font savoir, elles n’ont pas de regret, plus rien ne les rattachent à ce monde elles ont libre de partir».
Certes, certaines familles ont donné beaucoup d’eux-mêmes, elles ont épuisé leurs propres ressources, elles en sont eux- même tombées malade et par la force des choses les personnes qui avaient besoin de leurs soins, d’une aide cassis permanent, elles aussi ont été placées dans des centres d’adaptation pour leur sécurité et leur bien être.
Bien sûr la personne âgée malade peut très mal le vivre mais, peut aussi très bien l’accepté et dans la plupart des cas elles s’adaptent aux évènements de vivre en communauté, bien sûr il faut préparer la personne âgée à accepter avec l’aide de votre médecin, ou autre aide pour lui faire comprendre que vous n’avez pas trop le choix, à vous de trouver les bons arguments pour la convaincre de votre décision, car un jour vous serait peut-être amené à prendre cette décision.
La méthode de Bruno vous apprends à relativisé, à prendre du recule, par rapport à cette situation délicate j’en conviens, vous trouverai la réponse en vous dans la sérénité, la paix avec vous-même, c’est à ce moment- là que vous serez qu’oie faire.
PS. Je crois que ce n’est pas un manque de tolérance, d’amour, de compassion envers eux, c’est de reconnaître en toute simplicité nos limites et de laisser place aux soins médicalisés pour venir en aide à ces personnes âgées trop lourds « Dans la mesure où vous continuer d’être présent dans leur vie, ne pas les abandonnés ».
Très amicalement Christiane
Un souffle d’amour
Frantz Amathy.
Le travail
Trouve ce qui te donne de la force intérieure dans la vie
Et cultive-le.
Vois comment un travail que tu aimes faire pour Moi
Te nourrit, te recharge de bonne énergie.
Vois comment tu tombes malade
Lorsque tu n’es pas à ta place et que tu n’agis pas selon ton cœur.
Choisis le bon chemin.
L’entraide
Si tu portes ton frère qui souffre sur tes épaules.
Tu Me portes
Et tu te portes toi-même, car nous sommes un.
Si tu lui permets de se relever dans la Lumière,
Tu Me relèves
Et tu te relèves-toi-même, car nous somme un.
Alors le moment venu, Je te porterai sur Mes épaules
Et je t’élèverai dans Ma lumière.
Là où nous sommes Un.
Dernière modification par Christiane (02-09-2008 22:17:24)
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Bonjour chère Christiane, bonjour à chacun de vous.
J'ai relu vos deux interventions suite à cet enseignement sur la compassion et les ai reliées à ce que dit Bruno sur le dernier CD du mois. En réfléchissant le plus honnêtement possible, je me rends compte que ma fatigue doit plus à mon refus de ce qui est , de ce qui m'arrive, à la lutte intérieure, à la non acceptation qu'à ce que je fais auprès de ces personnes. J'ai décidé de changer d'attitude. J'ai dû laisser tomber mon travail mais je peux voir cette aide comme un nouveau travail, comme une expérience. C'est aussi une opportunité de me confronter à mes difficultés, notamment celle qui consiste à savoir dire non lorsqu'il est juste et sain de le dire ou encore à ma difficulté à déléguer des tâches. Maintenant , je réalise mieux ma responsabilité dans cette situation. Un grand merci Christiane pour m'avoir apporté votre témoignage expérimenté et éclairé. Merci à vous Bruno pour le cd du mois et pour l'exercice 7 du troisième degré, grâce à cet enseignment , je peux me dire dès maintenant : "C'EST PAS DE PROBLEME!
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Chère Eglantine, bonsoir à vous tous
Merci et bon courage, très bonne décision, vous avez les ressources en vous pour y parvenir + les enseignements de Bruno une aide considérable + le forum, vous accomplissez une tâche bien lourde à remplir," car ce que vous faites pour les autres vous le faites pour vous-même", votre joie ne sera que plus grande, car vous contribuez à votre propre accomplissement.
Parfois les épreuves sont mises sur notre chemin de vie pour mieux nous aider à notre éveille et c’est souvent dans l’épreuve que l’on grandi.
Les épreuves
Un Souffle D'Amour
Frantz Amathy
Bien pauvre est celui qui n’a pas eu d’épreuves, pour démontrer sa vaillance et sa fidélité à Ma lumière.
Car le ciel n’osera pas lui confier ses trésors, de peur qu’il ne sache les protéger.
Riche est celui qui a connu les tentations, les moments sombres et en à triomphé, celui qui, après avoir chuté, s’est relevé de la boue.
Car non seulement il a prouvé son attachement à la lumière, mais aussi sa valeur en tant que gardien de Mes trésors.
Ainsi pourrai-je lui confier ce que j’ai de plus précieux.
De plus, il aura acquis la capacité de comprendre la souffrance sans juger.
De ressentir compassion et Amour pour celui qui tombe, et de l’aider à se relever.
Ainsi pourra-t-il devenir Mon médecin
Car comment le fort pourrait-il aider le faible, sans le « comprendre » « prendre avec soi » Et sans jamais avoir été faible lui-même ?
Le service
Au Jardin du Présent
Donner, c’est recevoir,
D’invisibles présents
Qui remplissent d’espoir
Chacun de nos instants
S’oublier dans le Don
Est une immense Clé
Qui ouvre la maison
De la félicité
Vivre L’Amour Unique
Et l’Eternel Présent,
Fait de nous une crique
Au Divin Océan
Et dans l’Eternité
Nous nous retrouverons,
Enfants de l’Unité
Et Flammes du Pardon
Très amicalement Christiane
Dernière modification par Christiane (02-09-2008 23:56:03)
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Je réactive un long échange qui a eu lieu en 2008 entre Eglantine, Christiane (la poètesse), caillou, moi-même, et surtout Bruno.
Ce dernier nous parle de "l'amour courroucé" qui est parfois nécessaire dans certaines circonstances, et qui contrairement aux apparences (rudesse, vivacité...) est bel et bien une manifestation de l'amour le plus altruiste.
Il nous précise également sa pensée à propos de "l'attitude juste", et nous invite à rester souple et fluide, à ne pas trop nous "crisper", nous raidir en recherchant la perfection. Il nous accorde le droit à l'essai et à l'erreur. Nous invité à la tranquillité, à la simplicité et à l'authenticité, à l'indulgence et à l'amitié avec nous-mêmes.
Les poèmes de Christiane sont un régal. merci à elle tout particulièrement.
Mes meilleurs souhaits de santé et de de bonheur pour elle, et pour toutes et tous.
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Bonsoir,
Merci pour les bons souhaits Jimmy.
Bonnes énergies yin et Yang
et
Restons Zen.
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